Qu’est-ce que le bonheur pour moi ?

À la recherche d’une définition personnelle

Ah, le bonheur ! Ce mot doux et léger, qu’on entend souvent, qu’on cherche parfois, qu’on croit tenir du bout des doigts… mais qui s’échappe aussitôt qu’on veut le capturer. Et pourtant, il est là, tout près. Mais alors, qu’est-ce que le bonheur, vraiment ?

J’ai eu envie aujourd’hui de répondre à cette question, non pas pour une raison particulière, mais tout simplement parce que ce matin, alors que je prenais la route vers mon bureau, je me sentais heureuse, apaisée, et je me suis surprise à sourire à mon rétroviseur me renvoyant mon regard, en me disant que le bonheur, c’était peut-être tout simplement ça : se sentir bien.

Mais il me fallait un peu plus pour répondre à cette question, c’était léger comme réponse tout de même. Alors, pour le définir, j’ai fait comme tout un chacun : j’ai interrogé un moteur de recherche internet. Il est aisément apparu la définition du mot et non de la notion, qui reste évasive et soumise, comme écrit supra, à l’interprétation de chaque individu. J’ai donc lu : « État de pleine satisfaction ». Cette définition ne m’aidait pas vraiment, alors j’ai fouillé sur internet, dans de vieux et poussiéreux livres encombrant mes étagères, puis dans mon crâne et dans mes souvenirs de ma propre vie.

Et croyez-moi, c’est bien là, dans ma petite tête, que j’ai trouvé MA définition du bonheur. Je pense que chacun doit parvenir à définir sa notion de bonheur, mais je pense qu’il existe des moyens simples de trouver le chemin de l’apaisement. Ce qui fait le bonheur de l’un ne fait pas forcément celui de l’autre. Pour certains, c’est la tranquillité. Pour d’autres, c’est l’aventure. Pour moi, souvent, c’est ce moment suspendu où je peins, où les couleurs prennent vie sous mes doigts, où le temps s’efface. Je pense que le bonheur, c’est se sentir aligné avec soi-même, vivre en accord avec ce qui nous nourrit profondément.

« Écrire, écrire encore et toujours pour dire, pour donner un peu de soi, mais surtout pour partager beaucoup d’amour, cet amour qui m’a tant fait défaut. »

– Marc La Mola

La peinture et l’art d’observer la beauté du quotidien

Depuis que je peins, j’ai appris à observer autrement. À m’arrêter sur des détails que beaucoup oublient : un sourire volé entre deux sœurs, une lumière chaude sur le sol, le rouge éclatant d’un coquelicot en été. Le bonheur, je le trouve là, dans ces petits riens qui remplissent le cœur sans bruit.

Quand je peins, je me sens bien. Je redeviens presque enfant, libre, curieuse, émerveillée. Les couleurs vives que j’utilise ne sont pas un hasard : elles traduisent mon envie de semer de la joie, de rappeler à chacun que la vie est belle, même quand elle est imparfaite.

De nos jours, nous sommes, toutes et tous, emportés par un rythme de vie qui ne nous épargne pas. On voit défiler les heures, les semaines et les années à grande vitesse sans avoir la main sur cette cadence infernale. De fait, on néglige tout ou presque tout : ses enfants, sa famille, ses amis et enfin ses propres désirs pour se consacrer aux autres en leur donnant parfois beaucoup trop et, en définitive, on s’oublie ! S’oublier est un drame, un psychodrame puisque nous mettons en scène des situations complexes et souvent conflictuelles. Et c’est bien de cela qu’il faut sortir, bien que la situation semble inextricable.

On vit dans un monde rapide, exigeant, bruyant. Le bonheur, lui, parle doucement. Il faut parfois ralentir pour l’entendre. Se reconnecter à l’instant présent. S’autoriser à respirer. À ressentir. À être, tout simplement.

L’introspection : ma recette du bonheur à cinquante ans

À l’aube de mes cinquante ans, je me suis posée et j’ai réfléchi. Cela semble simple, mais la mise en œuvre de cette réflexion est paradoxalement éprouvante et souvent impossible. Pourtant, je pense y être parvenue. Dans un premier temps, je me suis demandé si cette jeune femme que j’avais été correspondait à celle que j’avais voulu être. Est-ce que mes choix avaient été les bons et où m’avaient-ils conduite ?

Une introspection n’est pas chose aisée, pourtant il fallait bien que je puisse comprendre celle que j’avais été avant de comprendre celle que je suis et, bien évidemment, pour devenir celle que je voulais être. Comme tout un chacun, mes expériences de vie sont nombreuses et variées. Je suis allée y puiser tout ce que j’avais vécu de positif en occultant, au moins au début, ce qui m’aurait tirée vers le bas et fait ressasser des regrets.

J’y trouvais quelques clés qui m’ont permis d’enfin définir mon bonheur, et je tente chaque jour de m’appliquer cette recette pour me concocter des mets délicieux faits de joies, de gaieté et de petits moments de plaisir. Voyez-vous, c’est bien dans cette dernière phrase que j’ai compris où se trouvait le bonheur et de quoi il était constitué.

Ma définition du bonheur est simple : elle n’est faite que de petits moments de joie ou de bien-être. Ainsi mis bout à bout, cela devient une chaîne de sourires et de plénitude.

Le bonheur se cultive dans les détails

Car le bonheur se cache dans les détails. Le bonheur, c’est un rire d’enfant qui résonne dans la maison. C’est un rayon de soleil qui traverse la fenêtre un matin d’hiver. C’est une tasse de thé chaud, un câlin, une chanson qu’on aime qui passe à la radio. C’est un regard échangé, un mot gentil, une peinture qu’on termine et qui nous rend fière. Il n’a pas besoin d’être spectaculaire pour être réel. Il suffit d’apprendre à le reconnaître.

Trop souvent, on pense qu’il faut atteindre quelque chose pour être heureux. Mais non. Le bonheur, ça se construit, ça se cultive. Par une routine qui nous fait du bien. Par des moments qu’on choisit. Par des couleurs qu’on ose mettre sur notre toile de vie.

Peindre est devenu pour moi une façon de capter ces instants précieux, de les figer pour ne pas les oublier. Mes personnages aux grands yeux émerveillés, mes scènes de vie colorées… tout cela parle d’un bonheur sincère, simple, accessible.

Je crois que chacun de nous a sa propre palette du bonheur. Il suffit parfois de changer de regard pour le voir surgir.

L’égoïsme positif : et si le bonheur, c’était maintenant ?

Je suis donc convaincue aujourd’hui que le bonheur n’est qu’une association de petits instants, parfois anodins, souvent éphémères, mais toujours apportant satisfaction et vision de la vie bien plus légère que nos quotidiens pollués par nos rythmes de vie. Une fois cela assimilé, j’ai encore saisi que le bonheur ne pouvait passer que par une forme d’égoïsme en pensant à soi.

De nos jours, le mot égoïsme est péjoratif : il ne désigne qu’avarice sentimentale et nombrilisme. Alors que si on le décortique, on réalise aisément que l’égoïsme prend une autre forme bien plus positive : celle de penser enfin à soi.

Et si le bonheur, c’était maintenant ? Pas demain, pas quand tout ira mieux. Maintenant.

Regarde autour de toi. Peut-être qu’il est déjà là, caché dans un sourire, dans une odeur familière, dans une page blanche pleine de promesses.

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