Marseille, du Colt 45 à la Kalachnikov
Marc La Mola
Marc La Mola est Marseillais. Il a grandi dans les quartiers nord de la cité phocéenne. Flic à la Brigade Anti-Criminalité, à la Brigade Criminelle et à la Brigade de Sûreté Urbaine, il a croisé les pires voyous de Marseille. Il connaît à la fois le « milieu » historique et les quartiers dits « sensibles ». La cité dans laquelle il a vécu a bien changé. Il raconte. Comment ces
quartiers jadis populaires sont devenus au fil de nombreux méfaits un foyer de délinquance violent et déterminé.
Durant sa carrière, Marc La Mola a vu le milieu traditionnel des voyous s’étioler pour laisser la place à une horde de jeunes issus des cités des quartiers nord. Cette transition s’est effectuée très rapidement. En moins de vingt ans, les bandits corses ont perdu leur suprématie, leur puissance et une grande partie de leur business. L’élément déclencheur de cette mutation : l’avènement du premier parrain maghrébin ayant osé faire concurrence au « milieu » traditionnel, « le Rôtisseur ». Il a construit sa réputation sur une méthode d’extermination inédite de ses rivaux : il les faisait brûler dans leur voiture après les avoir abattus !
De la mairie jusqu’aux couloirs crasseux de l’hôtel de police, Marc La Mola, nous emmène avec lui pour des rencontres aussi surprenantes que dangereuses. Une véritable immersion dans le « milieu » du néo-banditisme. Les jeunes des cités, Les « Arabes », comme ils se nomment eux-mêmes, ont désormais la mainmise sur les trafics florissants de stupéfiants, souvent dans des bains de sang. La mafia de Gaëtan Zampa a laissé sa place à cette néo-voyoucratie hyper-violente.
Et demain ?
Marc La Mola répond
Chroniques et avis
Étant Marseillais mais aussi passionné de l’histoire identitaire de ma ville, dans le bon comme le moins bon, je reste agréablement surpris par ce livre que je trouve prenant de bout en bout, avec également ce côté méditerranéen sentimental propre à Marseille. Assez déçu antérieurement par des récits d’auteurs peut être pas autant connaisseurs, passionnés et imprégnés de cette cité que Marc La Mola, cette histoire très bien documentée, avec des anecdotes assez intéressantes, reste à mes yeux, l’une des rares réussites littéraires sur la voyoucratie Marseillaise.
Avis du blog Gilles Fiorentino sur Amazon
Quand un Marseillais et ex-flic raconte Marseille et ses meurtres, ses trafics en tout genre et l’évolution des quartiers nord. Vraiment très intéressant à lire pour connaître cette ville unique en son genre que je n’aime absolument pas, même si j’y habite depuis plus de 10 ans. intéressant de lire comment cette criminalité a évolué, comment ils ont pu s’identifier à un seul homme pour mener à bien leur business basé sur la drogue, sur la prise de pouvoir des autres cités. Il y a également une analyse de la politique de la ville, de l’Etat envers les Marseillais, des quartiers pauvres, très pauvres, que ce soit dans le centre ville ou dans les quartiers nords. On se moque des Marseillais, rien n’est fait pour les associations, pour ceux qui peuvent aider ces populations en détresse. On s’en rend compte également avec l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne et tous les immeubles qui ont été déclarés en péril imminent. On reloge les habitants mais sous quelles conditions. La mairie ne fait pas son travail. La première mission d’un maire est de protéger ses administrés. Ce n’est pas le cas à Marseille.
Avis du blog angelita.manchado sur Babelio
Marseille ville merveilleuse qui m’a toujours fait rever, ici nous la découvrons version dangereuse. le décor planté n’est pas bleu, les armes circulent, les réglements de compte, Marseille file un mauvais coton, aucun quartier ne semble être épargné. Un récit autobiographique d’un ancien policier de de la BAC sur l’une des villes les plus emblématique et mystérieuse qu’est Marseille. Marc La Mola nous plonge dans l’univers des anciens parrains de la mafia des annees 70/80 tel que Baresi et Campanella aux nouveaux parrains des cités des quartiers Nord de nos jours. Livre prise de conscience qui pointe du doigt des failles d’un système saturé au coeur de l’urgence du banditisme. Les adeptes du genre trouveront matière à s’horrifier. Merci à babelio pour cette masse critique.
Avis du blog Laurelaliseuseheureuse sur Babelio
Interviews
Dans son dernier essai « Marseille, du colt 45 à la Kalachnikov », Marc La Mola, ancien policier de la BAC, décrypte l’évolution de la criminalité dans sa ville.
Marseille : la criminalité décryptée par Marc La Mola, ancien policier de la BAC nord
« Du colt 45 à la Kalachnikov », dans son 5e essai sur Marseille, Marc La Mola décrypte l’évolution de la criminalité dans sa ville. « Je raconte comment le banditisme traditionnel a perdu la main mise sur le business au profit des gens des cités, explique l’ancien policier de la BAC qui s’appuie sur des témoignages de policiers et de trafiquants.
De plus en plus jeunes
« Du colt 45, l’arme utilisée par les voyous traditionnels à la Kalachnikov utilisée dans les cités aujourd’hui, ils me racontent comment et pourquoi cette transition s’est faite et comment on en est arrivés là ».
Marc La Mola a « identifié » l’élément déclencheur de ce changement. « C’est un voyou marseillais qui a été le premier mafieux maghrébin, dit-il, il a pris de l’ampleur et ça a servi d’exemple aux gamins des cités, qui se sont dits « pourquoi pas moi? » Mais il y a eu plusieurs éléments, économiques et sociaux, qui ont fait que le banditisme s’est profondément transformé. »
Cette mutation est marquée par une plus grande violence même si le nombre des règlements de compte n’a pas vraiment augmenté. « Il reste assez contant, entre 20 et 30 depuis de nombreuses années, analyse Marc La Mola. Ce qui a changé c’est surtout la détermination et la façon dont les rivaux sont assassinés . Ils sont de plus en plus jeunes, les victimes comme les auteurs. Ce n’était pas le cas dans les années 70 et la fin du clan Zampa. »
En plus de 30 années de service, l’auteur n’a pas été qu’un simple observateur de ce changement. « Beaucoup d’ouvrages sont écrits sur Marseille, note Marc La Mola, moi ce que j’apporte c’est une vision très pragmatique et factuelle avec des détails que seul un ancien flic peut connaître. J’ai exercé très longtemps dans les quartiers nord mais j’ai aussi grandi dans le 15e arrondissement, à la Maurelette. Cette évolution, je l’ai vue à travers mon métier mais aussi ma vie de citoyen ».
La suite de l’entretien : https://france3-regions.franceinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/marseille-criminalite-decryptee-marc-mola-ancien-policier-bac-nord-1670875.html






