L’art de Laure Garcia
Mes racines gasconnes et l’éveil artistique
Je suis née à Toulouse, dans le pays de Gascogne où on roule les R et où l’on met « con » à chaque fin de phrase. Mes parents étaient des ouvriers modestes et dans la fratrie nous étions cinq. Mon enfance a été heureuse et nous ne manquions de rien, surtout pas d’amour.
Depuis ma plus jeune enfance, j’ai été bercée dans l’art et notamment la peinture. Ma maman, bien que n’ayant pas reçu de formation scolaire et encore moins culturelle, se passionnait pour tout ce qui avait la capacité d’éveiller son regard, son ouïe ou encore son toucher. Elle pouvait rester des heures devant une huile de Cézanne ou un autoportrait de Van Gogh. Lorsqu’elle regardait ces toiles, ses yeux brillaient. C’est donc à ses côtés et grâce à elle que j’ai été attirée, presque instinctivement, par la peinture.
Mais mon papa n’était pas en reste : il aimait chanter et s’amuser. J’ai découvert un jour qu’il était capable de dessiner formidablement bien. L’ensemble des monuments toulousains avaient pris forme dans des tuiles de terre rouge qui formaient, dans le couloir de notre maison, un jalonnement d’encre de Chine. Discrètement, mon papa avait signé ces dessins.
L’évolution de mon art : de l’autodidacte aux grands yeux colorés
Très vite, dès que j’avais un moment libre, je prenais mes pinceaux et me lançais dans des œuvres plutôt classiques. Ainsi marines, paysages, natures mortes ou portraits sont nés alors que je n’avais que dix ans. Autodidacte, j’ai ressenti le besoin de m’exprimer en dessinant puis en peignant. Bien évidemment, je pouvais, tout comme ma maman, contempler presque amoureusement des toiles de maîtres que je collectionnais en découpant dans des revues spécialisées. Ils m’ont tous inspirée : impressionnistes, pointillistes, cubistes, réalistes et tant d’autres façons de poser sur la toile un ressenti, une vision ou une colère comme une joie.
Plus tard, j’ai changé de style, sans doute pour aller à l’encontre de mon quotidien professionnel me donnant à voir et à côtoyer la misère de notre société et ses souffrances. Les couleurs sont devenues prépondérantes et des personnages aux grands yeux ouverts sont apparus naturellement. Je ne saurais expliquer pourquoi mes personnages sont ainsi, pourquoi ils diffèrent tant de mes premiers dessins et tableaux. Une envie, un besoin surtout d’exprimer la vie, la générosité et la gaîté, mais aussi un regard objectif sur le monde.
Quand la création devient thérapie et don de soi
Aujourd’hui, je cours les vernissages et mes toiles plaisent à un public large et nombreux. Des commandes pleuvent et je prends de plus en plus de plaisir à échanger avec un tel ou une telle sur ce personnage ou sur cette superposition de couleurs. Chacun peut y voir ce qu’il souhaite ou ce que son cœur et son âme lui exposent en premier, mais toutes et tous se rejoignent sur la joie que dégagent mes tableaux.
Ma vie d’artiste est comblée. Avec mon mari nous écrivons et de mon côté je peins, je peins beaucoup. Ces deux activités m’apportent l’équilibre et me permettent de canaliser une énergie comme une colère lorsque mon travail m’impose d’aller secourir un enfant mineur victime d’abus sexuels. Bizarrement, la peinture m’aide, elle m’apaise.
Je souhaite que mes tableaux puissent vous faire autant de bien que ce qu’ils me comblent…
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